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La tribune des pensées médiocres

Vote gauche ou la déchéance de Jack Lang

Le Parti Socialiste français a un défaut majeur : ses dirigeants. Au lieu de s’occuper avec intelligence d’un bon programme pour les français, ils préfèrent s’affairer à de puérils tirages de couettes et de barbichettes qui décrédibilisent le parti, ou du moins ce qu’il en reste. Un tirage dans les pattes qui engendre un handicap pédestre de taille. Et si ce talon d’Achille devait avoir une surface épidermique qui expliquerait grandement sa fragilité, un maudit centimètre carré qui provoquerait inévitablement la destruction, nul doute que ce serait Jack Lang, la girouette notoire.

Une girouette qui tourne au fil des vents et des ans. Car les années passent, et Jack Lang s’affaisse. Les étés s’ensuivent sans que la canicule ne le fauche avec même temps que les blés. Il résiste et se débat. Dommage - pour lui. Il aurait pu être le regretté ministre de Mitterrand, au lieu du regrettable cuistre à la botte de tous les présidents.

Jack Lang représente désormais ce que la politique fait de pire : la boursouflure de l’égo à son apogée et le comble de la perfidie arriviste. L’on argue que c’est un judas sous prétexte que c’est le seul socialiste à avoir voté pour la réforme des Institutions. Certes. Encore faut-il délimiter sa trahison et sa potentielle légitimité. Car deux éventualités sont possibles. Que Jacouille aie une conscience et agisse selon est tout à son honneur. Sa décision est peut-être stupide et sa conscience défaillante, mais il ne saurait être question de défaut de loyauté. Au contraire, cela relèverait du courage si c’était avec scrupule et réflexion que Jack Lang avait voté contre son camp. En effet, un député socialiste n’est pas là pour lutter systématiquement contre la droite ou pour suivre immanquablement l’opposition socialiste, mais est censé être un individu raisonnablement doué de réflexion au sein d’un bloc politique que l’on voudrait solidaire, certes, mais que l’on ne voudrait pas suiviste ou passéiste. Que Jack Lang soit guidé par ses convictions et ses idéaux en font au mieux un politique intellectuellement honnête et hardi, au pire, un abruti dont l’âge a corrompu la tête. Mais certainement pas un traître. Et à moins que les statuts du Parti socialiste ne mentionnent la stupidité comme motif d’exclusion, il serait quelque peu déplacé de mettre Jack Lang à la porte à ce motif.

Il tourne il tourne, le Jackie, le Jackie, le Jackie de Sarkozy :

Mais l’on parle non pas d’un quelconque politicien, propre, naïf ou encore méconnu pour son hypocrite souplesse, mais de Jack Lang, le retourneur de veste professionnel, le roi de la pirouette. Ce qui nous amène à la seconde éventualité. Il est à la déférence servile ce que son président est à la retenue. Pourtant, en tant qu’ancien ministre de la culture, la réforme des Institutions devrait lui paraître sous son véritable jour : une aberration ne serait-ce que parce qu’elle permet au chef d’état de manière sournoise la main mise sur les médias publics (via la nomination du Président de France Télévisions par le Président de la néo-URSS République française). Mais Jack Lang le bien nommé ne sert que ses intérêts et sa promotion, pardon, le cumul des promotions - que cette réforme n’a pas eu l’élémentaire décence d’abolir.

Au final, Jack Lang donne un coup fatal à toute once de solidarité socialiste aux dépens de la société. Lamentable. Un vendu, qui, à son âge, ne pense qu’à lui et à sa vie actuelle. Normal et dégoûtant. Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse languesque ennemie.

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One Response to “Vote gauche ou la déchéance de Jack Lang”


  1. Parti vs Personne.
    Tu sais ce que j’en pense…

    C’est le seul que je trouve à peu près cohérent, en fait. :D

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