papelardise [paplaʀdiz]
papelardise nom commun - féminin (papelardises)
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attitude hypocrite (soutenu; vieilli)
Synonyme: hypocrisie
la papelardise d’un faux dévot
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Cette information s’adresse aux ermites de la sphère informative : le pape est venu en France. Il faut en effet être loin de tout moyen de communication pour ignorer la nouvelle tant la prestation médiatique, pardon, le pèlerinage pontifical ne peut passer inaperçu. Et pour cause, la république a mis à disposition de sa sainte majesté et de majestueuse sainteté un beau panel de moyens en vue d’assurer sa sécurité, son confort et surtout, la couverture médiatique qui sied à sa glorieuse personne.
Jusque là, rien de blâmable. L’objectivité fait certes défaut au paragraphe précédent, mais ce sont des reproches influencés par une peur certaine du pire. De plus, la neutralité n’est toujours pas l’apanage de ce blog. Donc, disions-nous, avant ce regrettable emmêlage de pinceaux, rien de blâmable à ces ostentatoires manifestations religieuses. Les croyances relèvent de l’ordre du privé, aussi, n’est-il pas nécessaire de commenter le bouleversement de la circulation parisienne, dont le trafic est déjà aux antipodes de la fluidité en temps normal. Pas plus qu’il n’est utile de railler la patience exemplaire de milliers de personnes sous la pluie Lourde(s)ment glacée. Oui, la pluie était au rendez-vous, et les mauvaises langues sont priées de ne pas railler la volonté divine de vouloir doucher ses disciples. Le débat, si tant est qu’il y en ait un, n’en bénéficierait pas.
Non, il n’est pas question d’opposer les bondieuseries à l’athéisme radical, sous peine de voir le débat dégouliner de mauvaise foi (ah ah) ; mais plutôt de traiter de la laïcité, cette même laïcité qui se trouve odieusement compromise par le discours de Nicolas Sarkozy et de ses courtisans. Coucou, KOSCIUSKO-MORIZET. En effet, le président a tenu un discours où il appelait à une considération de l’Eglise au-delà des limites laïques, qu’il souhaite caricaturer de manière fort maladroite au demeurant. Un désir d’institutionnaliser l’Eglise à peine voilé, qui donne à ses paroles d’apparence insipide un arrière goût indubitablement rance. Amer. Infect.
Comment ne pas craindre une potentielle modification de a loi de 1905 par un président sinon inculte, impulsif ? Comment se résigner à une contemplation passive et placide des attaques répétées envers la laïcité ?
La dernière offensive est d’une lâcheté sans nom, d’une perniciosité sans pareille. Il s’agit d’insulter la laïcité sans arguments fondés mais en usant de pitoyables. Elle consiste en l’ajout pour le moins oiseux de l’adjectif « positif » à laïcité. Comme si la laïcité pouvait être négative ! (Coucou, Devedjian). Ce que Patrick Devedjian qualifie de négatif, c’est la fermeté laïque, qui aurait « heurté bon nombre de catholiques » au départ. Or, ce n’est guère une offense, mais une conséquence logique. Si le symbole d’une communauté cesse d’être institutionnalisé, il est normal que cette communauté soit déstabilisée. Mais il est démagogique de parler de souffrances.
La laïcité, telle qu’elle est actuellement, a préservé la France, pourtant si cosmopolite, de conflits systématiques.
Et ça, c’est magistral, monsieur le Président. Pardon, c’est « Magnifical »